I. L’Europe à la conquête du monde

A. Les Causes de la colonisation

Les 1er empires coloniaux européens sont le résultat des grandes découvertes effectuées à partir du 15ème siècle et qui conduisent à la circumnavigation du monde. La découverte des côtes du continent africains est alors achevé, les contacts avec le monde oriental se multiplie, le continent américain est découvert et explorés. Ce 1er mouvement de colonisation conduit à la formation des grands empires maritimes espagnols et portugais ainsi qu’à des prises de possession plus tardive des anglais et des français.

Le système d’exploitation de ces colonies est essentiellement ce qu’on appelle le commerce triangulaire.

Au milieu du 19ème siècle, il ne reste que des miettes de ces premiers domaines coloniaux. Mais à cette époque, les grandes puissances européennes en particulier l’Angleterre, la France, la Belgique, la hollande, l’Allemagne se lancent dans une vaste politique d’expansion coloniale qui conduit à la formation des empires coloniaux (notamment français et britannique qui a eux seuls couvrent 1/3 de la surface du globe)

à Pourquoi ?

A partir du 2eme quart du 19eme siècle, l’Europe entre dans une phase de transition démographique. Cela se traduit par une augmentation sans précédent de la population qui conduit à la fois à une émigration massive vers les pays neufs (EU, Canada, Australie, nouvelle Zélande, brésil…) et à une volonté d’expansion territoriale.

1895 à 1914 : 40 000 000 d’européens qui quittent le continent. Beaucoup d’anglo-saxons jusqu’en 1890 puis des slaves et des italiens


EU – Canada : 25 millions d’émigrés Emigration Massive.

Amérique latine : 7 millions d’émigrés.

Elle nécessite la recherche de matières premières et de débouchés nouveaux. Elle conduit à la supériorité technique et technologique de l’Europe sur les autres parties du monde.

La colonisation permet au puissance européennes de s’approvisionner aux produits de tous genre à moindre frais en particulier des produits exotiques et tropicaux. Ces produits sont de plus en plus appréciés surtout par les élites. Pour acheminer ces produits, le commerce maritime se développe avec de très grandes paquebots mieux équipés, plus rapides. Des chemins de fer sont construits dans les pays colonisés pour transporter les produits vers les ports d’exportations. Enfin, les colonies constituent de nouveaux marchés pour les industries européennes qui y vendent l’acier, le fer pour les réseaux ferrés mais aussi du textiles par les colons et les indigènes… (doc. 1 p. 65) la part des exportations anglaises à destination des colonies en 1938 est de 70% .

3. La mission civilisatrice (doc. 3,4,5 p.61)

Certains justifie la colonisation en évoquant une mission civilisatrice des blancs à l’égard des population indigènes jugés sauvages et inférieurs. Conforté par leur supériorité technique, les européens sont convaincus de la supériorité de leurs civilisations. C’est à cette époque que naissent les théories de la supériorité de l’homme blanc (" fardeau de l’homme blanc " Kipling) ainsi que les bases du racisme contemporain (Gobineau écrit l’essai sur l’inégalité des races humaines). Cette prétendue supériorité sert la légitimation de l’expansion territoriale de l’Europe, l’affirmation de la mission civilisatrice de l’Europe venant alimenter la bonne conscience des colonisateurs. En réalité, les pays d’Europe cherche à accroître leurs puissances, leur influence et leur prestige par la colonisation.

Le colonialisme est au fond une manifestation des rivalités entre les grandes puissances européennes. La colonisation française est par exemple à bien des égards une compensation de la perte de l’alsace lorraine en 1871. De même, l’Angleterre fait de son empire économique la base de sa puissance politique ou encore, la toute nouvelle Allemagne (l’unité date de 1871) cherche à s’affirmer comme grande puissance mondiale en se lançant dans une politique coloniale active. La colonisation conduit d’ailleurs à des crises annonciatrices de la 1er guerre mondiale : Fachoda entre la France et la grande Bretagne pour le Souda en 1898, les 2 crises marocaines d’Agadir et de Tanger entre la France et l’Allemagne en 1905. (doc. 2 p. 63)

4. les rivalités nationales en Europe.

2. la Révolution Industrielle

1.L’expansion démographique européenne.

B. La conquête coloniale

1.le temps de la conquête

tous les voyages exotiques avec une littérature du genre du livre de la jungle de Kipling on trace des cartes de l’intérieure de l’Afrique jusque là inexplorée. La connaissance des ces terres auparavant inconnues mène à la découvertes d’autres peuples, civilisations.

Ces expéditions deviennent vite militaires malgré une supériorité indubitable (armement, technique)

Ce n’est pas une conquête facile : méconnaissance du terrain, maladies tropicales, résistance.

Compétition entre les puissances européennes énormes.

2.Le temps de l’exploitation

la domination européenne prend des formes différentes selon la nature et le degré de l’emprise que les européens exercent sur le territoire colonisés on peut distinguer :

  • L’annexion effective de territoires c’est la colonisation proprement dite. (ex : l’Algérie, colonie de peuplement français)
  • Le protectorat, administration indirect de territoire par l’intermédiaire du pourvoir local pré – existant à la domination. (ex : le Maroc en 1912)
  • Le dominion : ancienne colonie de peuplement britannique qui se gouverne elle même tous en reconnaissant la souveraineté britannique.
  • Les zones d’influence, les européens se partagent des intérêts stratégiques et économiques sans dominer politiquement le pays (ex : l’empire ottoman, la chine)

Le territoire une fois conquis, on constate souvent l’installation de colons pour travailler les terres prisent aux indigènes. Des travaux d’aménagement sont menés par les métropoles dans les colonies : routes, défrichement, chemins de fer.

Mais essentiellement dans le but de servir les intérêts commerciaux, d’approvisionner le marché métropolitain en produits tropicaux ou en matières premières nécessaire à l’industrie et ceci à moindre coûts. De plus, ces travaux sont réalisés avec une main-d’œuvre indigènes dans des conditions proches du travail forcé.

Il faut reconnaître que quelque efforts sont fait, notamment en améliorant les conditions de vies des indigènes en particulier dans le domaine de la médecine : ce qui conduit à faire " entrer " l’Afrique et d’autres pays du sud dans la transition démographique ( baisse de la mortalité). Autres domaines, l’éducation avec les ouvertures d’écoles c’est la conséquence de la " mission  civilisatrice " que les européens sont eux mêmes attribués mais l’éducation est faite dans la langue du colonisateur.

(" nos ancêtres les gaulois ")

à méconnaissance, mépris et irrespect des cultures locales et tribales.

3. les idéologies coloniales

afin de convaincre les métropolitains de la nécessité du colonialisme une véritable propagande se met en place pour justifier et exalter l’aventure coloniale en particulier en France. L’action française dans ces colonies est présentée avec une mission civilisatrice et la France se prétend le continuateur de l’empire romain.

Le christianisme apparaît comme la religion des civilisés par opposition à l’islam.

La propagande coloniale française trouve son apogée lors de l’exposition coloniale de 1931 à pairs.

De gigantesque travaux ont permis de reconstituer la diversité de l’empire colonial français pour l’exalter. c’est un grand succès populaire on y montre un empire coloniale pacifié, civilisé grâce aux génies des civilisateurs français. Mais les indigènes sont présentés comme inférieurs qui ont tous à apprendre des français. Ce racisme est d’ailleurs même présent dans les manuels scolaires, qui font des blancs la race parfaite. Différents aux africains et asiatique. Tout cela est fait pour persuader du rôle civilisateur des blancs dans les colonies et donc pour justifier une domination économique, politique et militaire de plus en plus mal vécu par les indigènes surtout après la WWI.

II. le déclin de l’Europe coloniale.

A.l’impact de la WWI.

Les colonies ont beaucoup participée à l’effort de guerre entre 1914-1918. Ils s’y sont montrés courageux mais utilisés comme de la chaire encore plus que les poilus français. (300 000 hommes – 1/3 tués)

Après les tueries et la victoire : française et anglaise.

Les élites de ces colonies attendent du changement comme la récompense de leur sacrifice. La WWI porte un coup à l’image de l’Europe supérieur, civilisée. Et à ses valeurs et à sa morale : " la guerre dans l’esprit des autres au nom de laquelle les européens se sont férocement entretués ".

La WWI marque le début de la contestation organisée dans les colonies. Des intellectuels y forment une élite de plus en plus portés à l’anti-colonialisme.

B. La contestation coloniale.

1.Dans les colonies.

Malgré leur participation active à la WWI les peuples colonisés ne retirent rien : aucun avantage. Leur statuts ne change pas d’où une contestation de plus en plus forte de la domination européenne par les élites et qui prend une forme varié selon les colonies :

  • Gandhi et le nationalisme non – violent en Inde. Il utilise le boycottage et la désobéissance civile. [ un élite, il fait ses études en métropole, classe sociale aisé]
  • Ho chi Minh, à l’inverse utilise la violence pour faire abolir la colonisation. Il veut renverser les français en Indochine. [ classe moyenne, il développe ses idée communistes en France]
  • Abd El Krim El Khattabi, il fonde la république du rif en 1920, il utilise les armes pour vaincre les espagnols dans la bataille d'Anoual en 1921. (1ère victoire d’une armée indigène sur une armée organisé)

Après la WWI on réclame dans les colonies de meilleures conditions de vies pour les indigènes et plus d’inégalités cela par divers moyens :

Révoltes armées, désobéissance, boycottage des produits.

Ces contestations trouvent peu d’échos sur les métropoles jusqu’en 1940.

Mais de plus en plus de gens y sont sensibles malgré l’idéologie coloniale omniprésente.

La suite à Venir !